It’s never time to say goodbye

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous voici au bout de l’aventure pour les volontaires de DreamUp. Chacun a eu le choix pour sa date du retour, certains continuant le voyage vers Quito, la capitale du pays, ou l’Amazonie et d’autres rentrant directement en Suisse. Le temps est passé extrêmement vite. En effet, entre la maison de quartier à Dos Rios et les activités autour de Puerto Lopez, nous n’avions pas le temps de regarder nos montres (la majorité d’entre nous n’en n’avait pas d’ailleurs).

Le jeudi de cette dernière semaine, nous avons évoqué la pyramide alimentaire avec les grands, en leur expliquant quelles étaient les proportions à respecter pour chaque groupe d’aliments. Pour les plus petits, nous avons confectionné de la pâte à modeler (elle a terminé en boules collées contre le tableau, suivant une logique qui nous échappe encore).

Mais le vendredi pour le dernier jour à l’école, un peu moins d’enfants sont venus (comme tous les vendredi en général). Pour chaque départ de volontaire, nous organisions un goûter d’adieu. Nous le fîmes alors avec les enfants fidèles au poste (cake à la banane et jus d’orange au programme). Ce fut une occasion de leur rappeler que les déchets devaient finir dans la poubelle et non par terre.

En regardant notre mois passé avec les enfants, nous avons senti des progrès chez eux, autant en anglais que dans certains aspects vus en cours, comme le respect et la gestion des déchets. C’est bien sûr une satisfaction pour nous de voir cette évolution, sans compter nos propres améliorations en espagnol !

Pour clore en beauté cette aventure,  certains volontaires sont allés danser le soir à Montañita, le paradis des surfeurs, non loin de Puerto Lopez.

Pour conclure cette série de blogs qui a ponctué le séjour, je m’exprime au nom des volontaires (sans trop de risque je crois), pour dire que nous garderons un souvenir enthousiaste de cette expérience. Que nos chemins puissent se recroiser autant en Amérique du sud qu’en Suisse (ou ailleurs sur le globe) et que les enfants de Dos Rios puissent continuer leur chemin dans les meilleures conditions possibles. Puissent les prochains volontaires avoir les mêmes joies que nous dans cette aventure! Et surtout longue vie à DreamUp !

Très heureuse et un peu émue,
Anaïs Zufferey pour DreamUp
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Un papier ramassé une tortue sauvée

Lundi 3 août 2015
Après les thèmes du respect et de la santé, nous avons travaillé sur l’écologie avec les enfants. Pour leur faire prendre conscience de la variété d’espèces vivantes dans la nature, nous leur avons demandé d’énumérer les animaux, plantes et arbres qu’ils connaissaient. Ils nous ont essentiellement parlé des animaux dont nous avions enseigné la traduction anglaise – des animaux du coin dont la baleine, la tortue, le dauphin, le chien et le chat-. Puis pour montrer que cette diversité est en danger, nous avons montré une photo de tortue avec un sac plastique dans la bouche. Nous avons demandé aux enfants s’ils pensaient que la tortue était heureuse ainsi. Pour mieux leur faire comprendre la problématique, nous avons montré la photo  d’un bol de céréales contenant des plastiques, paquet de cigarettes froissé et d’autres détritus. Les enfants ont bien compris que ce genre de repas ne serait pas agréable à ingérer (que cela soit pour le déjeuner ou d’autres repas).

Pour passer à la pratique, les enfants se sont attaqués à la cour de récréation, armés de sacs à poubelle. Chacun a mis toute son énergie pour ramasser les papiers, plastiques et verres jonchant le sol (toujours sous notre supervision). Le message semble être passé quand une fille s’est exclamée :  » Ramassons les déchets pour sauver les tortues! ». Pour conclure, nous avons expliqué que même si ramasser les déchets semble être un petit geste face à l’immense pollution planétaire, ce sont ces petits gestes qui pouvaient faire la différence.

Le mardi 4 août, nous avons fait un atelier de photographie avec les petits. Le but était de leur confier nos appareils et qu’ils photographient leur quotidien. Par groupe, nous nous sommes rendus dans les maisons des uns et des autres. Cette communauté de Dos Rios est relativement pauvre, avec des maisons construites en dur, mais petites et pas toujours équipées de tout le confort que nous connaissons en Suisse. Les enfants ont décidé de photographier leur frère, soeur, mère, le mobilier, les animaux se déplaçant librement dans le village (les chiens sont omniprésents à Puerto Lopez). Les adultes semblaient surpris de nous voir débarquer au premier abord, mais après des explications, ils accueillaient en général l’initiative des photos positivement. Notre idée serait de montrer ces photos en Suisse dans une exposition ou les vendre pour récolter des fonds pour aider encore la communauté, mais ce projet est encore en réflexion.

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Vague à l’âme

Samedi 1er août – plongée

Cet article est écrit à plusieurs voix, comme nous avions des niveaux de plongée différents et des ressentis tout aussi multiples. Plongez dans le grand bleu avec nous!

La journée racontée par Anaïs Zufferey

Pour l’activité de ce weekend, nous sommes partis faire de la plongée. Arrivés à l’école de plongée, nous avons enfilé des combinaisons nous serrant le corps telle une ventouse. Des chaussures waterproof nous ont aussi été données pour ne pas avoir froid dans l’eau. Les moniteurs nous accompagnant comptaient même un français, se nommant Jean – Baptiste (vite rebaptisé Juan-Batisto par nos soins). Il a été fort utile pour faire des traductions marines. Le groupe enfin vêtus en « homme – grenouille », nous avons pris le bateau à l’embarcadère du port. Accompagnés d’autres touristes, nous avons embarqué dans un bateau contenant des bouteilles d’oxygène et tout le matiériel nécessaire. Nous étions composés à la fois de gens initiés à la plongée et détenteurs d’un papier (open water dans le jargon) et d’amateurs faisant leur baptême (appelés discovery). Le voyage d’aller jusqu’au spot de plongée en valait la peine. Nous avons vu des belles plages isolées, des falaises et des oiseaux. Soudain, nous avons vu se détachant de la mer un gros rocher abritant une foule de frégates et de fous à pieds bleus. Cette falaise a été le cadre de notre expérience. Le bateau a été amarré à une corde et s’est mis à valser dans les vagues. Pour plonger, le matériel à enfiler est conséquent. Outre la combinaison, il faut enfiler un gilet tenant la bouteille d’oxygène, les tuyaux pour gonfler le gilet et le détenteur pour la bouche, les palmes (et j’oublie sûrement d’autres accessoires). Les moniteurs nous ont montré les signes à faire sous l’eau: pincer le pouce et le doigt pour dire que ça va, pouce en l’air pour dire de monter, pouce en bas pour dire de descendre davantage, secouer la main à plat lorsque ça ne va pas. Il y aussi mettre sa main droite verticalement sur le nez si il y a des requins, mais ce geste n’a pas été utile. Les « open water « ont commencé à plonger. C’est impressionnant de les voir enfiler le matériel et se laisser tomber en arrière dans l’eau. Sous l’eau, nous avons vu une multitude de poissons et de coraux (certains ont peut être vu des tortues, mais le risque de les confondre avec un plongeur est possible). La visibilité n’était pas des meilleures comme le ciel était couvert. Il fallait un estomac bien accroché sur le bateau, car il tanguait avec les grosses vagues. Les « discovery » étaient tenus tout le long par leur moniteur. Cependant, les moniteurs prenaient parfois en charge réellement deux plongeurs en même temps au lieu d’un, ce qui n’est pas idéal. L’appât du gain en prenant beaucoup de touristes est une fâcheuse habitude pour pas mal d’équatoriens, ce qui met la sécurité en arrière – plan.  Néanmoins aucun accident n’a eu lieu et les volontaires étaient plutôt satisfaits de leur expérience. Le retour à Puerto Lopez par la mer se fit dans le calme comme la plongée demandait beaucoup d’énergie… nous avons admiré le soleil se couchant, tournant à un rose orangé magnifique.

La plongée vécue par une « open water », Solène Glauser.

Je me réjouissais de replonger après avoir passé mon Open Water en Indonésie un mois en arrière. Je savais que la plongée allait être différente de ce que je connaissais. En effet, les plongées indonésiennes sont réputées pour l’eau cristalisée et la visibilité hors pair. J’avais entendu dire que les eaux du Pacifique étaient beaucoup plus mouvementées et  »capricieuses ». Je me réjouissais donc d’explorer de nouveaux horizons et de m’améliorer dans un milieu inconnu. Le trajet pour atteindre le lieu de plongée était magnifique, le bord de la côte est splendide et très sauvage. Cécile et moi avons ouvert le bal. On se fait préparer, eh oui ils ne nous laissaient pas vraiment le loisir de se préparer seules. Ensuite vient la partie que je préfère, le saut en arrière du bateau! On descend en compagnie de notre instructeur Miguel. La visibilité est vraiment réduite et le courant est très fort. J’ai vraiment adoré cette première descente, retrouver les sensations de légèreté et de ralenti qu’offrent la plongée…Malgré la faible visibilité, la couleur des coraux est splendide. On a vu quelques poissons, mais ils n’étaient pas trop au rendez-vous. En remontant, on s’est retrouvé très loin du bateau au milieu de vagues énoooormes! J’étais pas au top de ma forme, j’avais un peu le mal de mer. On est remonté sur le bateau, j’étais vraiment exténuée, le courant m’avait achevé. J’ai profité de l’attente pour me reposer. Tout d’un coup, ils nous rappellent pour faire notre deuxième plongée. J’ai trouvé qu’on était un peu stressée et bousculée. Je n’étais également pas physiquement prête à repartir… On se prépare et hop on y retourne avec Terminator comme instructeur (une vraie armoire à glace, d’où son surnom). J’avais l’impression d’être ivre en bas. Il fallait le suivre car il allait très (trop) vite. Je crois avoir vu trois tortues, mais apparement c’était des plongeurs. Mais je suis presque sûre que c’était des tortues. Bref, on retourne sur le bateau, et je me sens vraiment pas bien. Pas comme le mal de mer, plutôt comme une gueule de bois. Je pense qu’on a replongé trop vite. Le coucher du soleil était merveilleux, mais j’étais vraiment soulagée de mettre pied à terre. En résumé, j’ai vraiment adoré ces plongées, elles étaient sportives et m’ont permises d’acquérir une expérience nouvelle. Mon prochain voyage plongée sera direction les Galapagos!

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Retour aux fondamentaux

La santé – mardi 28 juillet
Tous les matins, nous nous retrouvions pour discuter des activités à faire l’après-midi avec les enfants. Avec l’enseignement de l’anglais, il nous semblait essentiel d’aborder d’autres  thèmes tels que la santé et l’écologie. Pour la santé, l »apprentissage utile et ludique choisi fut le lavage des mains. Pour rendre la chose amusante, une volontaire, Marisa, a concocté une danse antrainante et les paroles correspondant aux étapes à suivre. Piqûre de rappel: se mouiller les mains, mettre le savon, frotter le dos de chaque main et entre les doigts, les paumes, frotter le dessous des ongles -« faire des chatouilles » aux mains pour les enfants- et finir par les poignets, rincer le tout!
Armés d’un seau d’eau et d’un savon antibactérien, nous avons entraîné la danse du savon hors de la classe (éclaboussures et rires au programme). Les volontaires ont aussi évoqué le sujet des microbes en demandant aux jeunes où ils se trouvaient. Leurs connaissances étaient très bonnes, nous faisant  penser qu’ils avaient déjà été sensibilisés à la question. L’accent a été mis sur le fait que les microbes se trouvent partout et que le lavage fréquent des mains est essentiel. L’accès à l’eau courante n’étant pas assuré pour toutes les familles, nous gardions à l’esprit qu’il ne serait pas toujours possible pour les enfants de se laver les mains fréquemment.

Mercredi 29 juillet – Le respect
Quelques écarts de comportement nous ont dérouté pendant les cours et un thème s’est ajouté à nos objectifs.  En effet, des enfants se tapaient entre eux et s’en sont même pris verbalement aux volontaires. Un atelier pour débattre du respect et des émotions à été préparé. Outre le respect, il était aussi bon de rappeler que nous ne sommes pas parfaitement bilingues en espagnol et que des incompréhensions étaient possibles.

Lors de l’atelier « respect », deux volontaires ont joué la scène d’une fille volant une poupée à l’autre. Les enfants ont alors décrit la scène et deviné les émotions de chaque enfant joué. Ils ont globalement compris que les actes violents provoquaient la tristesse et que le partage prévenait bien des maux. Pour travailler sur le sujet de la différence, nous avons créé un jeu où une question est posée à la classe et deux groupes se forment selon la réponse : Qui a un frère ? Qui aime le bleu? Qui aime les poupées? (séparation garçon/fille quand tu nous tiens). Qui a déjà vu les baleines? Pébliscite de l’entier de la classe pour « Qui aime l’anglais? », ce qui fait chaud au coeur. Ce jeu devait montrer que des différences et similitudes existent autant entre les amis proches de la classe que les plus éloignés.

Nous avons accueilli cette semaine une nouvelle volontaire, Solène, qui suit des études d’infirmière!

Dans le prochain blog nous évoquerons l’atelier écologie, avec l’accent mis sur la gestion de déchets.

Buen dia a todos!
Anaïs Zufferey pour DreamUp
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Singes et chevaux

Le samedi 25 juillet, nous sommes partis pour une expédition dans la forêt à cheval. L’ homme âgé qui nous amène tous les jours à l’école dans sa camionnette nous a amenés à l’orée des bois. Arrivés là – bas, trois hommes nous attendaient avec les montures. Concernant nos destriers,  nous avions affaire à des petits chevaux, mais pas assez petits pour traîner les pieds par terre heureusement! Leurs noms : Agua Blanca (du même nom que le site archéologique que nous avons visité), Caramel, Lucas, Pinto…
Chaussés de bottes de pluie jaune canari pour affronter les moustiques de la forêt, nous nous sommes rendus dans la forêt. Le chemin n’était pas de tout repos. En effet, de la boue faisait glisser les chevaux dans les pentes (et nous donna quelques sueurs froides). Tout le respect pour nos guides qui ont marché tout le long, c’est à dire 5 bonnes heures de marche dans la chaleur et les chemins sinueux. Après quelques heures de chevauchée, les guides nous ont fait descendre et nous nous sommes approchés d’un grand arbre. Et là, caché dans les branches, est apparue une petite famille de singes hurleurs. Les bébés, enfouillis dans la toison de leur mère, jetaient des coups d’oeil timides dans notre direction. Pour la petite anecdote, le mâle alpha se reconnaît à ses… testicules blanches (d’autant plus voyantes sur un pelage noir et brun)!
Sur cette note philosophique, nous avons continué l’expédition. Nous avons croisé deux exemplaires de tarentule (ressemblant un peu à une migale poilue), dont une violette flashy. En ces moments, nous étions contents d’être en hauteur sur nos canassons! Les guides ont aussi grimpé dans les arbres pour nous décrocher des sortes d’oranges rafraîchissantes. A la fin de cette longue journée, nous étions contents de mettre pied à terre, avec un certain mal de mer d’avoir été balotés sur nos chevaux. Mais nous garderons un bon souvenir des chevaux, de la famille de singe et de la jungle luxuriante que nous avons découverts!

Le dimanche 26 juillet, la journée était dédiée à la visite de Montañita, une ville au bord de la mer à 30 minutes de voiture de Puerto Lopez. Cette ville est le paradis des surfeurs et des fêtards. Arrivés en bus, le contraste avec Puerto Lopez est saisissant: de belles maisons installées sur la côte et surtout l’alignement de restaurants, bars et petites échoppes de souvenirs. Idem pour la plage, qui fait penser à celles de l’Italie en saison haute: des parasols et touristes entassés comme des sardines (en plus espacé, on le reconnaît!). Nos linges posés sur un coin de plage, nous nous sommes jetés à l’eau. Habitués à la tranquillité des vagues de Puerto Lopez, nous avons vite compris pourquoi les surfeurs affectionnent Montañita (de plus forte amplitude). Nous avons planifié de faire du surf la semaine prochaine, nous vous raconterons nos « exploits » si cela a bien lieu !

Buenas noche!
Anahís Zufferey para Dreamupforecuador

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Divers et adversité

Nos derniers jours ont été riches en émotions. Une vague de maladie à touché nos troupes, nous immobilisant une journée (peut – être par l’eau du robinet servant à rincer les services au restaurant). Le lendemain, retour à l’école pour quatre volontaires. Les enfants se sont montrés quelque peu excités de se retrouver en weekend et il a fallu un peu hausser le ton pour la révision des chiffres et des couleurs en anglais. La différence de niveaux entre les enfants est aussi à prendre en compte. Quand les plus grands révisaient l’anglais,  les petits étaient dans une salle adjacente et faisaient des puzzle (« rompe cabesa »- casse – tête en français). Leur passion des puzzle les pousse à refaire le même à de multiples reprises, pour finir par les connaitre presque par coeur (et nous aussi du coup!).
Darwin, le gérant de notre hôtel, à continué à installer des jeux avec des pneus dans la grande cour de récréation.
Nous avons répondu à l’appel de la directrice de notre école d’espagnol  (Escuela Clara Luna), qui nous a  demandé de remplacer les volontaires du lieu pour animer un « club de Los niños ». Au programme, jeu du pendu pour trouver des mots, lecture d’histoire  (¿Donde viven los monstros?) et bricolage. Nous étions en observation et la semaine prochaine nous serons les seuls maîtres à bord (en plus de notre école habituelle, mais seulement deux fois par semaine).

Demain, marche dans la forêt à dos de cheval pour voir les singes et dimanche visite de Montañita, une ville proche de Puerto Lopez. Nous vous tiendrons au courant de ces visites!

Buenas tardes,

Anaïs Z. para Dreamupforecuador

Weekend pluvieux, weekend heureux?

Le samedi 18 juillet
Après une semaine intense passée auprès des enfants à l’Escuela do rios, nous étions heureux d’être en weekend pour visiter Puerto Lopez. Malgré un temps pluvieux, nous avons bravé les gouttes. Notre première étape était un site touristique appelé Agua Blanca. Deux jeeps taxi nous ont emmené en dehors de la ville, dans la forêt. Nous avons été accueillis par un guide nommé Milton qui nous a montré des arbres fruitiers (manguier, bananiers…) et des restes archéologiques (dont des urnes funéraires en pierre où l’on mettait les défunts dedans, apparemment ils étaient très petits à l’époque). Au bout de cette marche, un bassin d’eau sulfurisée nous attendait. Les gens ont l’occasion de mettre un masque de boue sur le visage (bons rires en perspective), puis de rentrer dans l’eau. On ne va pas vous le cacher, elle sentait l’oeuf pourri. Mais l’effet « peau de bébé » sur la peau etait indéniable! Lorsque nous avons pris une douche, un drôle de visiteur nous surveillait en hauteur. Un serpent « mata-cabillo » se promenait sur le toit (à une distance respectable). Ne vous inquiétez pas, il n’a ni croqué les volontaires suisses, ni les gens du pays attroupés en – dessous de lui!
Pour finir le tour,  nous avons pu voir la forêt au sommet d’un mirador, avec des étagementa de forêts sèches et humides. Nous avons aussi vu un petit musée avec des objets de la période précolombienne (coquillage comme monnaie d’échange, statuette d’animaux, serpents en bouteille (!)…).

Après Agua Blanca, nous avons repris les jeeps pour la plage de Los Frailes. Les contrôles étaient strictes par rapport aux déchets et la fumée (oui on peut pic-niquer sur la plage, mais les cigarettes sont bannies. La logique équatorienne nous échappe parfois…). Comme la pluie était forte, nous avons vite mangé sur cette plage (une grande anse sans doute belle par beau temps, nous retournerons peut – être un autre jour).

Dimanche 19 juillet
Le dimanche matin, le temps était encore gris, mais nous avons pris notre courage à deux mains. Départ pour la Isla de la Plata. Deux guides nous attendaient sur un grand bateau. S’est ajoutés quelques autres touristes et une famille du pays. Eh hop, c’était partit pour une heure de navigation agitée. Il faut dire que le capitaine du bateau avait enclenché la vitesse maximale et fendait la vague sans peur. Il fallait un estomac bien accroché! Après une quarantaine de minutes, le bateau a ralenti et nous avons vu des jets d’eau au loin. Les baleines ! Le capitaine suivait ces jets jusqu’à ce que nous puissions apercevoir leur dos apparaître quelques instants. Après ce spectacle marin, nous sommes arrivés à la Isla de la Plata, aussi appelée « Galapagos du pauvre », car on y trouve presque la même faune et flore. Cette île à la végétation sèche est le refuge
pour de multiples oiseaux. Une « star » est le fou à pieds bleu. Cet oiseau à ventre blanc et pieds bleus fait son nid au sol et reste en couple toute sa vie (du moins en théorie). L’autre oiseau star est la frégate, dont le mâle gonfle une membrane rouge sur son cou pour séduire les femelles. Le sentier de promenade permettait de voir les nids des oiseaux très proches.
Après la marche sur l’île, nous avons pu faire du snorkling proche de là (avec masque et tuba).
Au retour, nous avons revu des baleines, mais cette fois de proche. Une d’elle a même « dansé », en faisant des sauts, en vrillant, puis en se laissant tomber (on oublierait presque qu’elles pèsent plusieurs tonnes).
Retour un peu mouvementé avec la vitesse du bateau, mais nous gardons un excellent souvenir des oiseau de l Isla de la Plata et des baleines !

Anaïs Zufferey pour DreamUp
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Les couleurs du bonheur

Le vendredi 17 juillet a été le fruit d’une collaboration étroite entre les enfants de l’Escuela do rios, de jeunes logeant dans la même auberge que nous (dont Matias, le fils du propriétaire de l’hôtel, Darwin). Un français s’est même joint à l’aventure, ayant titillé les bombe à peinture dans sa France natale. Avant de partir à l’école, l’équipe de volontaires a pris le repas dans un restaurant typique, el Sueñito. Marisa, l’une des volontaires, avait emporté un sac rempli de poupées et Barbie (grâce à de nombreuses personnes généreuses en Suisse, que nous remercions encore une fois). Une petite fille s’est approchée de Marisa, les yeux ronds comme des billes, brillant d’envie. Marisa lui a alors tendu une petite peluche et a dit : « Es para ti ! ». La fillette s’est alors mise à courir dans tout le restaurant, brandissant sa peluche comme un trophée. Cette anecdote montre la simplicité de ces enfants, pouvant se contenter d’un simple jouet pour s’amuser.

Après le repas, nous avons rejoint les enfants à l’école. Cécile l’organisatrice avait eu la bonne idée d’associer les enfants de l’école et ceux de l’hôtel pour créer une bannière pour DreampUp. Pour ce faire, nous avons trouvé un drap pour peindre dessus (le choix n’étant pas immense, le tissu était blanc à rayures bleues, ce qui ne manque pas de charme). Après avoir fait quelques révisions des expressions anglaises vues la veille, les enfants ont été divisés en groupe pour peindre chacun à leur tour. Inutile de dire que certains ont terminé avec les cheveux oranges ou peignaient leur voisin sans faire (toujours) exprès. Au delà de ces clowneries, ils mettaient du coeur à l’ouvrage. Du rouge, de l’orange, les couleurs s’alignaient en lettres de feu pour le bonheur de tous. Après que les enfants aient fini de passer les couleurs de base, les plus grands sont venus passer de la couleur en bombe pour les contours et donner du volume aux lettres. Le Dream Up prenait enfin forme (vous trouverez aussi des photos sur le Facebook de l’association). Le résultat est bluffant (notamment grâce à un ami de Matias venu du Chilli, et il est plaisant que cette aventure regroupe autant de nationalités différentes.

Nous sommes retournés à l’auberge à pied, profitant que le ciel était un peu couvert. D’ailleurs à Puerto Lopez le temps est extrêmement changeant, passant du ciel bleu pur à des nuages épais. Cette marche du retour nous a permis de mieux connaître le village où nous aidons les enfants (en dehors de Puerto Lopez). Et nous les saluions en les voyant devant leur maison, presque comme si nous étions du coin. Cette journée restera longtemps gravée dans nos coeurs et nous espérons dans ceux des enfants !

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Rendez – vous pour le prochain article avec notre weekend touristique (marches et baleines au programme :)).

Anaïs Zufferey pour DreamUp

Les premiers jours

Bienvenue sur le blog de Dream Up for Ecuador! L’équipe de volontaires de cette année est composée majoritairement de filles. Le seul garçon de cette joyeuse équipe est Adrien, épaulant Cécile dans l’organisation. Dans cette belle équipe comptez Lorianne, étudiante en ergothérapie, Catalina et Solène, étudiantes infirmières, Anaïs, étudiante en communication, Marisa, fraichement diplômée en psychologie et Julie, éducatrice, Les deux organisateurs, Cécile et Adrien, sont professeurs.

L’aventure a débuté début juillet. Les organisateurs, Cécile et Adrien, se sont rendus début Juillet pour préparer le terrain et rencontrer les différents partenaires (Darwin le gérant de l’Hostal Sol Inn, Gina la professeure responsable de l’école,…). Les volontaires ont vécu « le voyage dans le voyage », c’est-à-dire un vol en avion avec plusieurs escales (Bogota pour les unes, Miami pour les autres).

Lors de l’arrivée à l’aéroport de Guayaquil, les volontaires ont pris un bus pour un périple de près de 4h. Les bus sont très vivants, prenant des gens au passage, comme des vendeurs de jus de coco, de fruits ou de beignets. A la fenêtre, les maisons alternent entre les récentes en dur et les plus modestes, en tôle et autres matériaux de fortune. Beaucoup d’échoppes sont situées au bord de la route. Un détail frappant est la gestion des déchets, quasi inexistante. En effet, les équatoriens se contentent de balancer par-dessus bord les sachets, papiers et autres détrituts, ce qui peut nous sembler étonnant pour des Suisses. Les volontaires ont le projet de sensibiliser les enfants à cette problématique.

Après ce voyage chaotique en bus, la mer apparaît enfin. D’un bleu intense, avec le ciel traversé par des frégates et des pélicans, le cadre fait rêver. Cette première vision est la promesse d’un voyage passionnant. Arrivés à bon port, les volontaires ont été accueillis par les organisateurs à l’Hostal Sol Inn, une auberge sympathique composée de bungalows en bambous. Le gérant, Darwin, a d’ailleurs bâti l’entier du mobilier et autres infrastructures lui-même. Sa débrouillardise a permis aux volontaires de bénéficier de bons plans pendant le séjour, ce qui est précieux. Pour se déplacer entre les différentes activités, le moyen le plus courant est le taxi-moto (ou taxi touc-touc), une moto avec des sièges à l’arrière, roulant souvent à grande vitesse et dépassant à la moindre occasion. C’est ce moyen de transport qui a été utilisé pendant le séjour pour se rendre à l’Escuela dos Rios, l’école aidée par les volontaires.

Les premiers repas se sont passés dans des restaurants typiques appelés « comedor ». Un repas type est composé d’une soupe de viande ou de poisson, de riz accompagné de lentilles, puis de poissons frits ou de viande de boeuf. Une banane frite accompagne le tout. Les volontaires se sont aussi rendus au marché pour cuisiner de bonnes salades de légumes.

L’Escuela dos Rios est une école située en dehors de Puerto Lopez. C’est en taxi touc-touc que les volontaires s’y rendent. Finie la route carossable, le taxi est balotté entre les nids de poule et les gendarmes couchés faits de terre. Les premiers contacts avec les enfants ont été très positifs. Ils ont même couru à la rencontre des volontaires en entendant arriver le taxi. L’objectif principal des cours est de leur apprendre les rudiments de l’anglais, tout en restant dans l’amusement. Pour l’instant, les enfants ont appris quelques expressions de base (« My name is », « How are you? », « What is your name? ») et ont appris quelques noms d’animaux.

Nous vous tiendrons au courant autant des activités avec les enfants que nos visites touristiques.

Les volontaires se réjouissent pour la suite de l’aventure!

Anaïs Zufferey pour DreamUpforEcuador.
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Dream Up for Ecuador

Dream Up for Ecuador est un projet soutenu par l’ONG OneAction aillant mis sur pied une maison de quartier pour aider les enfants défavorisés à Puerto Lopez, en Equateur. Voulant aussi aider les jeunes Suisses à réaliser leur rêve: découvrir une nouvelle culture et booster leur CV, nous proposons à des jeunes entre 18 et 30 ans de nous rejoindre dans l’aventure. Le séjour comprend non seulement de l’aide humanitaire, mais aussi des visites touristiques tel que des baignades en mer, voir des baleines, visite de la forêt tropicale. Si vous souhaitez participer à cette expérience humaine pour l’été 2016, vous pouvez écrire à : dreamup@oneaction.ch.